11 avril 2013

Mourir au bagne...

 

85558534_oAprès les grandes épidémies des premières années (fièvre jaune et choléra, typhoïde, etc.) la mortalité se stabilisa à un rythme toutefois élevé, de 10 à 15% par an. Le paludisme (malaria) qu'on appelait simplement la tremblante ou la fièvre minait les hommes - aussi bien les surveillants que les forçats -, les complications dues à la malnutrition pour tous et à la dénutrition pour ceux qui n'inspiraient pas le respect nécessaire pour conserver leur pitance quotidienne, celles occasionnées par les parasitoses innombrables - la pire étant l'ankylostomisase qui se soigne fort bien de nos jours mais qui épuisait les organismes -, les infections dues aux plaies attrapées sur les chantiers, aux piqûres d'insectes, aux vers macaques et autres anguilluloses, sans compter la lèpre qui menait inéluctablement à l'isolement, tout cela contribuait à créer un terrain favorable. La tuberculose sévissait également, d'autant plus qu'un sinistre trafic de crachats avait cours pour être reconnu: Si un tubard était peu soigné, il était dispensé de corvée, touchait une ration renforcée, du lait consensé, et se reposait en général aux îles.

Il y eut de tout, au bagne: des colosses se laissèrent mourir en peu de temps quand des gringalets survécurent des décennies dans des conditions pourtant pénibles. On ne niera pas le dévouement de certains médecins, mais d'autres faisaient preuve d'une dureté d'âme qui écoeurait même certains gardiens dont la majorité n'était pourtant pas portée à la compassion vis à vis des forçats. Il faut dire que se faire inscrire pour une consultation et ne pas être reconnu (déclaré malade) entraînait presque systématiquement une punition. De ce fait, des forçats venaient consulter fort tard. Enfin, les médecins furent longtemps dramatiquement privés de remèdes efficaces. Un petit supplément de nourriture, quelques jours de repos, un pansement quand la ouate et l'iode ne manquaient pas constituaient souvent leur panacée. Il en était de même des libérés: on se souvient d'Arthur Roques (lien), décédé des suites d'une "fracture de la rotule"! 

Lisons - toujours lui ! - Albert Londres qui visite le "Nouveau Camp"...

 

Nouveau camp

« Cela », c’est deux camps qui s’appellent chacun : le nouveau camp. L’un est pour la rélégation, l’autre pour la transportation. Quatre cent cinquante chiens dans le premier, quatre cent cinquante dans le second. À dire vrai, ce ne sont pas des chiens, ce sont des hommes ! Mais ces hommes ne sont plus que des animaux galeux, morveux, pelés, anxieux et abandonnés.
Quand, figé par le spectacle, presque aussi raide qu’un cheval de bois, vous avez tourné une heure dans ces deux honteux manèges, il ne vous reste qu’un étonnement, c’est que ces misérables ne marchent pas à quatre pattes.
L’étonnant aussi, est que ces hommes vous parlent quand vous les interrogez, et n’aboient pas. Manchots, unijambistes, hernieux, cachexiques, aveugles, tuberculeux, paralytiques, tout cela bout ensemble dans ces deux infernaux chaudrons de sorcière.
Le bagne est un déchet. Ces deux camps sont le déchet du bagne.
   — On va tous crèver, va ! et toi aussi, si ti demeures !
C’est un Arabe. Je ne dis pas qu’il crache ses poumons, c’est fait. Il est assis dans sa case, sur son bat-flanc : feu follet qui s’élèverait de sa propre décomposition, ce feu follet a faim.
   — Ti pourrais pas mi faire donner une pitite boîte de lait ?
II n’y a donc pas d’hôpital ? Si. Il en est un grand à Saint-Laurent-du-Maroni. Mais on ne devient pas gibier d’hôpital comme ça, au bagne ! Il ne suffit pas d’être condamné pour franchir l’heureuse porte de cet établissement de luxe. Il faut avoir un membre à se faire couper, ou, ce qui est aussi bon, pouvoir prouver que l’on mourra dans les huit jours.
Alors, et les médecins ?
Les médecins sont écœurés. Les témoins les plus violents contre l’administration pénitentiaire se trouvent parmi eux.
Le médecin voit l’homme. L’administration voit le condamné. Pris entre ces deux visions, le condamné voit la mort.
Mille bagnards meurent par an. Ces neuf cents mourront.
   — Mais c’est long, monsieur, me dit celui-là, né à Bourges, c’est long !… long !…
Au camp des relégués, le docteur passe chaque jeudi ; au camp des transportés, tous les dix jours
   — Nous sommes malades quand nous y allons, disent-ils. Que pouvons-nous faire ? Rien à ordonner, pas de médicaments. Notre visite médicale ? une sinistre comédie ! Le cœur serré, nous avons la sensation que nous nous moquons de ces malheureux.
Dans ces deux camps, on se croirait revenu à l’une des époques barbares de l’humanité, au temps sans médecins, ni pharmaciens. Alors devait s’élever sur la terre un grand mur infranchissable : d’un côté les bien portants, de l’autre les infirmes avec ce mot d’ordre : mourir.
Rien. Rien à donner à neuf cents malades de toutes maladies.
   — Tout ce que je puis, dit le médecin, et pas toujours, c’est faire descendre quelques squelettes qui gigottent encore, pour qu’ils claquent dans un lit.
La pharmacie centrale de Saint-Laurent vient de recevoir seulement — en juillet 1923 — sa commande de médicaments de 1921. On ménage le coton comme l’or et la teinture d’iode, ici, est une liqueur précieuse. Et les effectifs augmentent. Le crime monte. Assassins ! Si vous saviez !
Au fait, les autorités ont raison de ne pas élever de troupeaux en Guyane. Les quelques buffles qui rêvent dans les savanes et sont arrivés sains d’Indochine tombent malades, ici. Ils mangent l’herbe de para qu’ont souillée tous ces malheureux et les buffles attrapent l’ankilostomiase. Dans ce pays les hommes contaminent les bêtes.
On s’accrochait à ma veste de toile. La phrase était la même : « Sortez-nous d’une façon quelconque de cet effroyable enfer. »
   — Tenez, me dit le docteur, au camp de la transportation, en voilà un qui me promet six pouces de fer dans le ventre chaque fois que je viens. Il a raison ! Il est malade. Il souffre. Je suis docteur, je dois le soigner et ne le soigne pas !
Ces camps sont bien présentés : cases jumelles, toits triangulaires recouverts de feuilles de bananiers. Cela fait un assez joli site. Seulement il ne faut pas s’en approcher.
Les moribonds râlent sur une planche dure. Combien, devant ce spectacle, semble douce la mort dans un lit ! Voilà dix-huit tuberculeux, côte à côte, neuf de chaque côté, sous ce toit de feuilles. Ça tousse ! Ils ont des yeux ! Des yeux qui n’ont plus de regard, mais simplement une pensée.
L’un me parle. Mais on tousse trop, je n’ai pas entendu.
   — Que dites-vous ?
   — C’est dur, monsieur l’inspecteur !
Eh ! oui que savent-ils ? Dans ces camps, personne, jamais, jamais ne vient. Ce sont des carmels dans la brousse, alors, pour ces hommes cloîtrés je suis monsieur l’inspecteur, monsieur le directeur, monsieur le délégué. De quoi ? ils l’ignorent, mais pour que sois ici, ce doit être sûrement de quelque chose de sérieux. L’un me dit : « Vous êtes le bon Cyrénéen du calvaire ! » L’autre : « Tendez-moi la main. » C’est déchirant.
Et Jeannin, le photographe Jeannin, vient de recruter quelques escouades pour « faire une plaque ».
   — Non ! Jeannin, non !
Mais ils s’amènent avec leurs béquilles. Ils collaborent de bonne grâce. Devant l’appareil — ils s’en souviennent — il faut sourire. Ils sourient.
Voilà le docteur Brengues, un forçat. Condamné pour avoir tué son beau-frère à Nice, il n’a cessé de crier son innocence, il revient de se promener dans le camp. On dirait un vieux berger de la Camargue. Vêtu de coutil noir, un grand bâton de bouvier à la main, sa barbe en râpe, il va sur soixante-dix ans.
   — Regardez autour de vous. Mais regardez donc ! Moi je subis ici une peine que j’appellerai « la peine de l’ironie ». Docteur, on m’a mis au milieu de moribonds pour que je les regarde expirer, impuissant. Je ne dis pas que ce soit un raffinement, mais, enfin, c’est un supplice, alors je m’en vais, je marche, je marche…
Mais quelqu’un vient vers moi en courant, il a peur de ne pas arriver à temps. C’est un confrère, un pauvre bougre saturé de chagrin et de remords. Je me souviens fort bien de lui. Oh ! il n’a pas tué père et mère. C’est un maniaque, un ivrogne, il volait un colis dans une gare, un poulet au marché ; une fois, sur une banquette de café, il prit un paquet contenant de vieux journaux, deux bougies et un couteau. Et il rendait toujours quelque temps après. Mais il a recommencé plus de six fois et ce fut la rélégation.
Il pleure. Son émotion le fait bégayer. Il veut se mettre à mes genoux. Il me dit comme Brengues :
   — Regarde ! Regarde !
Il me répond :
   — Je ne pleure pas, c’est la joie !
Il me supplie :
   — Tu diras tout ! Tout ! pour que ça change un peu…
Voilà les aveugles dans cette case. Ils sont assis les mains sur les genoux et attendent. Il en est qui se rendent volontairement aveugles avec des graines de penacoco. Au moins, ceux-ci ne voient plus !

C'est sans doute cette partie de la série de reportages d'Albert Londres qui fit le plus sensation, et enfin les médecins reçurent un minimum de remèdes, purent entamer des campagnes de prophylaxie (pas toujours acceptées par les intéressés, d'ailleurs: les distributions de quinine, pour tenter de juguler le paludisme, étaient en général boycottées. On versait la lampée de remède dans la paume de la main, et le transporté, persuadé qu'on attentait à sa virilité, la rejetait)

Les gardiens mouraient aussi, presqu'autant que les détenus. Pas tant du fait des forçats comme la légende le fait croire (il y eut peu d'agressions directes), que de leur déplorable hygiène de vie: consommation excessive de tafia, aucun exercice physique, tenue "coloniale"  inadaptée. Une idée préconçue imposait de bien se couvrir pour éviter les mauvais courants d'air, supposés donner la fièvre. D'où des rondes faites sous une chemise épaisse recouvrant une ceinture de flanelle, d'où une hygiène corporelle déplorable (les douches étaient censées provoquer des refroidissements). Le forçat qui parfois travaillait nu ou peu s'en faut et qui se baignait dans les piscines des îles (prescription médicale snobée par les gardiens), qui se rinçait dans les grandes auges récupérant les eaux pluviales du camp de la transportation de Saint-Laurent était finalement moins mal loti sur le plan de l'hygiène corporelle. Seulement contrairement aux détenus, les membres de la Tentiaire avaient libre accès aux soins de la faculté - dans la limite de ce qu'elle connaissait à l'époque. Le site de l'hôpital de l'île Royale, très salubre, en requinqua des centaines quand peu de transportés y furent admis.

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Pas de cérémonie pour un bagnard décédé... A Saint-Laurent, il était enterré aux Bambous, dans le fond de l'actuel cimetière, dans une série de fosses communes (à chaque fois qu'on procédait à une inhumation, la terre forgée d'ossements les restituait par centaines). Par faveur spéciale, un gardien accordait parfois à un ou deux de ses compagnons la faveur de l'accompagner pour son dernier voyage et son pécule était réparti selon ses dernières volonté - l'administration ayant au préalable minutieusement défalqué tous ses frais.

devil's island xvLa caisse part pour les bambous... Le défunt n'aura qu'un linceul

bagne32Un enterrement aux Bambous

 

slm bambous - CopieUn camarade se recueille... L'auteur trouve cette photo particulièrement bouleversante.

 

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IMG_0031Les "bambous" - Un monument érigé en hommage aux bagnards et au Père Texier

 A contrario, un carré du cimetière de la ville était réservé aux personnels de la tentiaire et à leur famille, quand ils mouraient sur place. Leurs tombes sont toujours apparentes.

 

tombes surveillantsTombe de surveillants.

Aux îles, la place manquait pour enterrer les forçats. Lorsque l'un d'eux mourait, son corps était donné aux requins, au lever de la Lune, la chaloupe se plaçant entre Royale et Saint-Joseph. La légende veut que les squales étaient attirés par la cloche de l'église; plus vraisemblablement,  c'était l'odeur du sang de l'abattoir situé sur l'île Royale  qui les affolait.

FLAG15Les surveillants décédés à l'hôpital de l'île Royale (on y transférait les malades car l'air était plus sain) étaient inhumés à Saint-Joseph. Leur carré disparut quand la jungle reprit ses droits, jusqu'à ce que la Légion étrangère le redécouvre. Depuis, ce corps d'élite l'entretient à la perfection.

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071011IMG_0852Le cimetière des enfants du personnel est situé sur l'île Royale. Une mère mourant de chagrin demanda à reposer auprès de son enfant. Son voeu fut exaucé.  Lors de notre visite de l'île Royale, nous verrons ce petit cimetière.

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04 avril 2013

Figures du bagne - Francis Lagrange.

le faussaire incorrigible

 

Il avait tout pour réussir, Francis Lagrange (dit "FLAG", en Guyane). Né en 1894, il prit très vite goût à l'art au contact de son père, peintre de formation, conservateur du Musée de Nantes. Des études brillantes le menèrent à une licence de philosophie, à de multiples diplômes de peinture dans des établissements spécialisés situés dans toute l'Europe ; enfin, il devint facilement un véritable polyglotte. Très tôt, Lagrange eu besoin d'argent, de beaucoup d'argent et si la peinture le faisait vivre confortablement, elle ne lui assurait pas le train de vie que ses gouts de luxe et son amour des jolies femmes rendent nécessaire. Il lui sembla plus rentable de reproduire des tableaux de maître que des œuvres originales, ainsi que des reproductions de timbres rares.

flag autoportraitAutoportrait réalisé sur l'île Royale

 

francislagrange_smallPlus grave aux yeux de la loi, il se rendit coupable de fabrication et d'émission de fausse monnaie. Pour cela, il fut condamné en 1931 à dix ans de travaux forcés, à l'âge de 36 ans (son "travail" était d'une qualité exceptionnelle et la qualité des planches typographiques fit l'admiration des services spécialisés). La peine excédant huit ans, il devrait vivre jusqu'à sa mort en Guyane, une fois libéré. En 1938, il tenta de s'évader, mais fut très vite repris. Condamné à la réclusion sur l'île Saint-Joseph – et non l'île du Diable comme il le prétendit, celle-ci étant affectée aux déportés -, il échappa en grande partie à l'enfer des cachots en peignant une grande partie des logements des surveillants : ainsi, il ne réintégrait sa cellule que la nuit et bénéficiait d'une nourriture normale quand ses compagnons d'infortune étaient souvent détruits par quelques mois du régime réclusionnaire.

A l'expiration de sa peine de réclusion, il fut affecté à l'île Royale d'où les évasions sont quasiment impossibles. Là encore, il mit à profit ses talents pour échapper aux corvées les plus pénibles : on lui doit, entre autres, la décoration de la chapelle (restaurée il y a une vingtaine d'années) et quelques fresques de l'hôpital, malheureusement presque toutes détruites. Il n'avait pas oublié ses talents de faussaire et depuis l'île, il pratiqua toujours la contrefaçon de documents (avec la complicité tacite de certains gardiens) – ce qui permit d'obtenir quelques "douceurs" supplémentaires. On le soupçonne aussi d'être à l'origine du détournement du mercure nécessaire au fonctionnement du phare (la lanterne pivotait en flottant sur une cuve de ce métal liquide). Le mercure très prisé des orpailleurs fut remplacé par de l'huile et revendu sur le continent !

Bagnards 51BLa Chapelle de l'île Royale, par Lagrange. On lui doit toute la décoration intérieure

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flag fresquesLes trois fragments de fresques encore visibles dans l'hôpital en ruine

 

imagesLibéré en 1946, il vivota en peignant quelques tableaux et en reproduisant des cartes postales (son sens de la reproduction et de l'imitation dépassait – et de loin ! – celui de la création). Lagrange avait un incontestable sens du commerce, qui lui fit "oublier" ce qu'il avait appris aux beaux-arts pour intégrer "l'art bagnard", qui – il faut bien le dire – se résumait la plupart du temps à la confection de croutes innommables, mais qui se vendaient bien.

On lui doit une série de "tableaux" qui, à défaut d'être des chefs d'œuvres, sont un reflet remarquable des conditions de vie au bagne. Une collection relativement exhaustive de ces toiles est présentée au musée départemental de Cayenne, mais certaines demeures bourgeoises de Guyane s'enorgueillissent d'en posséder. A côté de ces productions, Lagrange continua d'exploiter ses qualités de parfait imitateur – pour ne pas dire de faussaire.

Sollicité par un Hollandais pour fabriquer des florins de la colonie voisine (l'actuel Suriname) , il demanda une liasse substantielle à titre de "modèles", et au lieu de s'acquitter du travail promis, il dépensa les florins en galante compagnie. Son commanditaire venu protester et réclamer son dû, il le dénonça et le fit incarcérer pour tentative d'émission de fausse monnaie ! Les amis de sa victime, pour le venger, lui promirent un travail de décoration bien rémunéré à Albina où ils le remirent à la police coloniale hollandaise. Il fit trois ans de détention pour escroquerie à Paramaribo… bien heureux d'être tombé sur des "caves" : de vrais truands l'auraient assassiné sans autre forme de procès.

A l'expiration de sa peine, Lagrange, quelque peu assagi, regagna Cayenne et se mit en ménage avec une Créole. Il continua d'effectuer divers travaux de décoration et s'il était toujours régulièrement soupçonné de contrefaçon, il ne se fit jamais prendre.

C'est encore le "temps des américains", en Guyane, venus construire l'aéroport de Rochambeau qui leur était toujours concédé comme base militaire. L'un d'eux s'intéressa à "Flag", à sa vie, son "œuvre" et l'emmena aux États-Unis. Il y exposa quelques toiles et publia un livre autobiographique, "FIag on Devil Island" (Flag sur l'Île du Diable) dont il prétendra très abusivement avoir vendu 500.000 exemplaires !

Rentré sans la moindre fortune des USA, il se rapprocha de la Guyane et échoua en Martinique pour y décéder dans l'indifférence générale en 1964, à l'âge de 70 ans.

Nous présentons ci-dessous quelques-uns des tableaux naïfs de Lagrange, qui concernent la vie du bagne.

FLAG1Le voyage à bord du "le Lamartinière"

FLAG2Le débarquement des forçats.

FLAG8Le retour des corvées à Saint-Laurent

FLAG9Règlement de compte dans un dortoir

FLAG3Garçon de famille aux îles

FLAG5Le pousse

FLAG6Corvée forestière

FLAG7Le camp de la Mort, Godebert (pour les "Incos")

FLAG4L'îlot Saint-Louis, camp des lépreux

FLAG10Réclusion cellulaire, île Saint-Joseph (la pitance)

FLAG11Au cachot, avec les manilles

FLAG12L'évasion

FLAG13Evadés dans la tempête

FLAG14Evadés repris... la fouille

flag14Tribunal maritime spécial... Sentence de mort

gal-604071"La veuve"

FLAG16Justice est faite... "crime pour crime"

devil's island xvLe départ "aux bambous"

 

Posté par borghesio à 20:09 - Commentaires [14] - Permalien [#]
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