28 mai 2013

L'affaire Seznec - les circonstances qui le menèrent au bagne.

 doc. sources diverses.

 

seznecJoseph Marie Guillaume Seznec, né le 1er mai 1878, à Plomodiern, dans le Finistère, mort à Paris en 1954, était maître de scierie à Morlaix.

fam seznec

mère seznec[ci-contre : la mère de Seznec] Peu estimé par une partie du voisinage parce que considéré comme "dur en affaires", plus riche en projets qu'en vraie fortune, il menait néanmoins une vie familiale paisible avec son épouse et ses quatre enfants, s'occupant toujours avec soin et affection de sa vieille mère. Il avait vite fait évoluer la ferme familiale vers des activités de petite industrie, de scierie en particulier.

Il eut l'idée de s'associer avec un notable, conseiller général de Sizun, Pierre Quéméneur. Le projet était de récupérer à bas prix des voitures américaines provenant des immenses stocks laissés par les USA à la fin de la guerre pour les céder, en contournant les embargos, à la jeune URSS prête à les payer un bon prix.

cadillacLe 25 mai 1923, les deux hommes passèrent la nuit à l' hôtel de Paris à Rennes avant de prendre la route de Paris à bord d'une Cadillac. De ce moment, on ne peut reconstituer leur parcours respectif que d'après les dires de Seznec et des éléments de l'enquête, forcément fractionnaires. 

Selon Seznec, Quéméneur devait rencontrer le lendemain à huit heures un certain Chardy ou Sherdly, voire Charley. Quéméneur avait formellement annoncé son retour pour le 28 mai, n'ayant d'ailleurs laissé à sa soeur qui tenait son ménage qu'une somme dérisoire, tout juste suffisante pour couvrir les dépenses courantes d'un si court laps de temps. Quéméneur n'étant pas revenu une semaine plus tard, la famille alla trouver Seznec pour lui demander des nouvelles. Il leur répondit que suite à une succession de pannes de la Cadillac, il avait laissé Quéméneur à la gare de Dreux, d'où il prit le train pour Paris. Il détailla également ses ennuis successifs avec l'automobile qui devait être la première livrée à Charley.

poste havreLe 13 juin, un télégramme signé Quéméneur fut envoyé du Havre, principal port de départ vers l'Amérique avec le texte suivant :  "Ne rentrerai Landerneau que dans quelques jours tout va pour le mieux - Quéméneur ". Notons que l'envoi d'un télégramme ne prouve aucunement une quelconque présence puisqu'aucune preuve d'identité n'était demandée à l'expéditeur. Le 20 juin, un employé de la gare du Havre, Joseph Hélonis, découvrit une valise qu'il certifiera avoir vu fracturée, portant des papiers au nom de Quéméneur: il en informa sa famille.

Une instruction pour disparition suspecte fut alors ouverte à Brest et dans ce cadre, la valise fut saisie. Elle contenait notamment une promesse de vente dactylographiée (ce qui à l'époque est rare) portant sur une vaste propriété avec manoir situé à Traou-Nez sur la commune de Plourivo près de Paimpol, appartenant à Quéméneur, au bénéfice de Seznec et pour une somme de 35.000 francs de l'époque, sans rapport avec le prix d'un tel bien, mais que Quéméneur avait néanmoins acquis trois ans plus tôt pour la somme de 25 000 francs, (la dévaluation massive du franc Poincaré était passée par là: peu de temps après, la propriété fut vendue 155.000 F)

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seznec_012Le 26 juin, Seznec est entendu par les gendarmes. Il expliqua que cette promesse de vente fut rédigée par Quéméneur et lui fut consentie contre la remise de 4.040 dollars-or qu'il venait de changer à Brest, les 35.000 francs ne représentant que le solde du prix de vente. Cette remise eut lieu sans témoin (ce qui va à l'encontre de cette affirmation, c'est que dans les mois précédents, Seznec était en butte à de gros contentieux commerciaux et il est étonnant que pour éviter de comparaître en justice, il n'ait pas entamé cette réserve d'or).

D'après lui, Quéméneur avait besoin de liquidités pour traiter l'affaire des Cadillacs ; Il ne pouvait en dire plus, son rôle (selon lui) s'étant limité à recevoir pour Quéméneur des courriers adressés sur des enveloppes à en-tête de la chambre de commerce américaine de Paris (la position politique de Quéméneur imposait, selon Seznec, que son commerce futur avec l'URSS demeurât secret).

Seznec raconte le détail du voyage vers Paris: la voiture "échantillon" tombant régulièrement en panne, il ne pouvait pas décemment la laisser à Charley. il laissa Quéméneur à Dreux avant de rentrer à Morlaix pour la confier au chauffeur de son camion, M. Sansom, qui réparait gratuitement ses voitures de Seznec, étant payé pour cela.

L'instruction fut menée avec soin.

gare d'houdanHuit témoins ont vu Seznec et Quéméneur ensemble à Houdan, à 60 km de Paris ; ils ont repris la route ensemble. Quéméneur n'a donc pas quitté Seznec à Dreux comme le certifie Seznec, mais bien à Houdan. Seznec affirma alors qu'il y avait un café dans la cour de la gare, et un poteau métallique devant ledit café où la voiture s'est heurtée, ce qui le réveilla. (cette description peut correspondre à la gare de Dreux). Les employés de la gare sortis après le choc de la voiture avec une barrière et non un poteau ont tous affirmé que Seznec conduisait et était descendu de la voiture pour juger des dégâts avant de repartir, le passager arrière leur ayant demandé la route de Paris. Le dernier train que Quéméneur aurait pu prendre dans la région partait à 21h58 de Dreux mais à cette heure, les deux hommes étaient au restaurant: l'alibi de Seznec s'effondrait.

Un témoin a vu Seznec seul au volant de sa voiture, au petit matin du jour suivant, à La Queue-lez-Yvelines, à 15 km d'Houdan sur la route de Paris. Ce témoin l'a aidé avec sa voiture en panne. Seznec reconnait ce fait.

L'épouse de Seznec confirme que son mari a quitté son domicile le 12 juin en voiture. M° Bienvenu, avocat à la cour de Rennes, déclare au commissaire de police que Seznec, le 13 juin au matin était chez lui. Le 14 juin, Seznec est à Plouaret, une veuve et son fils l'ont vu prendre son camion. Selon plusieurs témoins, Seznec aurait été aperçu au Havre le 13 juin, jour de l'envoi du télégramme signé Quéméneur depuis cette ville. Il y aurait acheté la machine à écrire qui a servi à taper la promesse de vente. Cinq témoins ont confirmé ces faits. Il aurait utilisé un nom d'emprunt lors de ce séjour.

A la décharge de Seznec: l’employé de la Poste parle d'un homme qui a les mains velues, et Seznec, suite à un incendie, a les mains dépourvues de poils.

D'après la police, Seznec aurait été vu le même jour à la gare de Paris-Montparnasse à Paris, à 21 heures, où il prenait le train pour Plouaret. Seznec nie en bloc. Le 14 juin au petit matin, il aurait récupéré sa voiture à Plouaret, soit dans l'heure qui a suivi l'arrivée du train où il aurait été vu la veille. La police finit par découvrir le 6 juillet la machine à écrire ayant servi à rédiger les promesses de vente au cours de la troisième perquisition dans la scierie de Seznec. Perquisition effectuée par les policiers de Rennes et demandée après le témoignage du patron de la boutique du Havre où Seznec avait achetée la machine à écrire.

machine ecrireDes experts examinent la machine. Ils concluent qu'elle a bien servi à rédiger les promesses de vente (dont l'une aurait été remise par Seznec aux policiers parisiens, mais ce n'est pas la même) et que les mentions manuscrites prétendues écrites par Quéméneur sont en fait fausses.

Dans la valise récupérée au Havre, il y avait également un carnet de dépenses, mentionnant notamment des billets de train Dreux-Paris et Paris-Le Havre, avec des prix erronés. Ce carnet, authentique, a été falsifié dans ses dernières pages de façon à corroborer le départ de Quéméneur par le train de Dreux.

seznec-tribunal-flics-202680_1713Le procès de Seznec, au cours duquel près de 120 témoins furent entendus, dura huit jours et prit fin le 4 novembre 1924. L'accusé que son attitude parfois ironique, parois arrogante voire agressive vis à vis des témoins desservit sans doute fut alors reconnu coupable, mais la préméditation étant écartée, il fut condamné aux travaux forcés à perpétuité alors que l'avocat général avait demandé la peine de mort. Il fut ensuite envoyé en Guyane et il arriva au camp de la Transportation de Saint-Laurent-du-Maroni en 1927, puis transféré au bagne des Îles du Salut en Guyane française en 1928 après avoir tenté de s'évader en compagnie du Docteur Bougrat.

Guillaume Seznec refusa une grâce présidentielle en 1933. Après la Seconde Guerre mondiale et la fermeture du bagne de Guyane, il bénéficia d'une remise de peine en mai 1946 et rentra en France l'année suivante. En 1953, à Paris, il fut renversé par une camionnette qui ne s'arrêta pas. Retrouvé, son chauffeur prétendit qu'il n'avait rien vu. Guillaume Seznec mourut le 13 février 1954 des suites de ses blessures.

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Durant tout son procès et pendant les années qui lui restent à vivre, Seznec ne cessa de clamer son innocence. Ses descendants, et notamment son petit-fils Denis Le Her-Seznec (Denis Seznec), ont régulièrement sollicité la justice pour rouvrir le dossier afin de le blanchir des accusations portées contre lui et obtenir sa réhabilitation, créant même à cette occasion  l'association France Justice. Cette association est membre du Comité français des organisations non gouvernementales (ONG) auprès de l'ONU.

Il est difficile de parler de manière dépassionnée du cas Seznec. L'auteur de ce site a tendance à penser que s'il demeure un doute sur la réalité de l'accusation la plus grave (l'assassinat de Quéméneur), la succession de faux en écriture et les tentatives de subornation de témoins suffisent à faire de Guillaume Seznec un auteur de délits graves qui l'auraient de toute manière conduit aux travaux forcés.

Mais cette position est d'autant plus difficile à défendre qu'au moins un "professionnel de la défense de Seznec" en a fait un travail à temps plein (et rémunérateur sur le plan des droits d'auteur). Ajoutons à cela un téléfilm sensationnaliste et entièrement à décharge (d'Yves Boisset, d'après un livre de Denis Langlois), des interventions politiques d'une ex garde des Sceaux et une présence constante sur les médias de ses partisans, et il n'y a plus de réflexion sereine possible. Dans cette affaire un homme, malgré les efforts de sa famille qui ne se départit jamais d'une grande dignité, fut bien oublié: Pierre Quéméneur dont on se moque de savoir s'il fut assassiné et si oui, où repose sa dépouille, par qui et comment il fut expédié ad patres.

On a maintes fois dit et écrit que "l'acte d'accusation était vide". Pour en juger, je propose sa transcription in extenso (lien), en signalant qu'on envoya en Guyane - à tort ou à raison - des hommes dont le leur était bien moins fourni. C'est faire en quelque sorte injure aux jurés bretons qui envoyèrent un Breton** au bagne, que de déclarer qu'ils le firent sur la base d'un dossier vide! Ils ont peut être commis une erreur, mais les charges étaient lourdes. On s'appuie aussi sur la présence de l'inspecteur Bonny (futur gestapiste français) qui figurait dans le lot des innombrables enquêteurs affectés à cette affaire: cela suffirait à déconsidérer le travail de l'accusation. Or le sieur Bonny, avant les années trente, était un jeune policier stagiaire excellement noté qui ne fut révoqué qu'en 1935. En outre tous ses actes criminels et délictueux futurs n'eurent qu'un mobile: le lucre (ce qu'il déclara ingénument à son avocate juste avant de passer devant le peloton: "Vous savez, Maître, je ne regrette rien... Ces quatre années de luxe sans aucune entrave furent les plus belles de ma vie") Qu'avait à gagner un inspecteur stagiaire, à truquer un dossier provincial où, en outre, il n'intervint que sur cinq cotes secondaires d'un rapport d'accusation qui en comptait bien davantage? C'est une contre vérité, que de dire que le rôle de Bonny fut central dans cette affaire: il ne fut qu'une petite main parmi d'autres chargé de vérifier telle ou telle pièce soumise comme toutes à la sagacité des avocats.

** Précision nécessaire parce qu'on a voulu aussi faire de cette affaire une question "nationale" avec un Breton forcément innocent victime de la justice française.

Même la mort de Guillaume Seznec, banal accident de la circulation (le vieil homme n'avait plus toute sa tête et fut percuté sur la chaussée) fut exploitée et on tenta de la maquiller en "élimination de quelqu'un qui en savait trop". Dans ces circonstances, il est vraisemblable qu'on n'aurait pas choisi un assassin suffisamment bête pour ne pas tuer sa victime sur le coup et se faire prendre quelques jours plus tard! La vérité est d'une triste banalité: le chauffard ne s'était même pas rendu compte du choc. 

Des années durant, la famille et "les amis" de Seznec se sont battus pour obtenir sa réhabilitation et formulèrent au total quatorze demandes. Or, en décembre 2006, la demande en révision de la condamnation de Seznec fut encore rejetée par la Cour de cassation qui estima qu'il n'y avait aucun élément nouveau susceptible de faire naître le doute sur la culpabilité de Guillaume Seznec, constatant que l'existence d'une machination policière telle qu'alléguée est matériellement impossible.

Il restait une ultime option : la saisine de la Cour européenne des droits de l'homme qui, dans sa jurisprudence, donne plus souvent raison aux accusés que la justice française. Sans explication plausible**, la famille Seznec y a renoncé.

** Si on excepte le fait que dans l'hypothèse où la CEDH confirmait la culpabilité de Seznec, il ne serait plus possible de le présenter comme un martyr innocent, et de ce fait certains fonds de commerce perdraient de leur valeur. parce que si l'affaire fit souffrir Seznec, elle contriba à bien faire vivre une partie de sa descendance. 

quemeQu'on me permette de regretter qu'il n'y ait pas eu, en quatre-vingt-dix ans, une fraction de l'énergie déployée en faveur de Seznec, qui aurait eu pour but de savoir quel fut le vrai sort de Quéméneur dont la famille demeura dans l'ignorance la plus totale.

Denis le Her Seznec soutient la thèse (sans l'étayer) d'une vie refaite à l'étranger... en laissant tous ses biens sur place, en Bretagne, sans chercher à les réaliser? Voilà qui semble un peu léger.

Si Quéméneur fut assassiné, où repose-t-il, qui et dans quelles conditions ce forfait fût-il accompli? Voilà des questions qui demeureront sans réponse, parce qu'on ne s'attela jamais à leur résolution.

 Seznec au bagne - Epilogue....(lien)

 

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Commentaires sur L'affaire Seznec - les circonstances qui le menèrent au bagne.

    Vous écrivez : "Qu'on me permette de regretter qu'il n'y ait pas eu, en quatre-vingt-dix ans, une fraction de l'énergie déployée en faveur de Seznec, qui aurait eu pour but de savoir quel fut le vrai sort de Quéméneur dont la famille demeura dans l'ignorance la plus totale."
    Il semblerait que vous soyez bien mal informé de ce qui se passe sur le Net. Je vous conseille mon blog où les autres blogs sont signalés et répertoriés : http://www.piste-de-lormaye.com

    Posté par langellier, 09 octobre 2013 à 16:23 | | Répondre
    • Vous êtes gonflé!
      J’ai fait l’éloge de votre travail, et vous m’avez sommé de le retirer sans me dire pourquoi!

      Posté par borghesio, 10 octobre 2013 à 03:22 | | Répondre
      • Eventuellement, je suis "gonfléE", ce qui n'est pas, permettez-moi de le souligner, un très bel adjectif pour une dame...
        Je ne me souviens plus pourquoi je n'ai pas voulu "être citée" par vous, mais raisons il devait y avoir.
        On ne s'aventure pas sans biscuits pour raconter l'affaire Seznec. Et c'est ce qui a du profondément m'agacer.
        Quant à votre saillie sur "Quéméner", je vous rappelle l'ouvrage de Bernez Rouz, qui, justement, rétablit quelques vérités importantes. Le lire ne serait pas un luxe...

        Posté par Langellier, 10 octobre 2013 à 05:17 | | Répondre
        • Désolé de ne pas avoir deviné votre “genre” : il ne transparaît pas particulièrement dans vos écrits et je ne me focalise pas sur les noms et pseudos de mes commentateurs (pas davantage que vous ne vous souvenez du contenu des messages que vous adressez à vos lecteurs sur un ton aussi comminatoire que déplaisant).

          En outre, “gonflée” n’est pas plus insultant que ne le serait “gonflé” puisque d’une part il est évident que je ne faisais pas référence à votre physique (ça le serait autant vis-à-vis d’un homme que d’une "dame"... J'emploie les guillemets car votre agressivité pathologique est très peu féminine),... mais que je songeais à l’importance que vous vous donnez.
          Sans doute parce que vous pensez qu'on ne vous témoigne pas assez de considération.

          Ma “saillie” n’est pas relative à la victime : décidément, vous ne savez pas lire.

          Elle constitue une protestation contre tous les activistes relayés par de nombreux médias qui ont agi pour défendre envers et contre tout l’accusé, en passant par pertes et profits cette victime.

          Quant à votre oukase, vous pouvez le garder pour vous : je n’ai que faire de vos leçons.

          Je ne me consacre pas, comme vous, à la seule l’affaire Seznec qui ne constitue dans l’histoire des bagnes de Guyane qu’un sujet parmi des centaines d'autres: dans ces conditions, je suis évidemment obligé de concentrer mes recherches, de les synthétiser.

          Je l’avais fait, j’ai joint la référence à votre site en lui rendant hommage.

          Vous avez lu en diagonale et vous avez pris la mouche, ce qui est votre droit le plus strict. Simplement, dans ces conditions, vous comprendrez que je souhaite que nous en restions là.

          Merci de ne plus intervenir sur mon site, pas davantage que depuis votre injonction émise sur un ton particulièrement acerbe, je ne fréquente le votre.

          Ce message n’appelle pas de réponse.

          Posté par borghesio, 10 octobre 2013 à 23:19 | | Répondre
  • Sur les traces du cadavre de Quémeneur, il faut se référer à un excellent bouquin sur l'affaire Seznec écrit par un duo d'antiquaires, Baker/Vilain. Leur enquête est assez surprenante.

    Posté par Jacques, 08 février 2014 à 16:21 | | Répondre
    • Je serais heureux d'avoir les références de ce livre.
      Merci

      Posté par borghesio, 08 février 2014 à 18:03 | | Répondre
      • L'affaire Seznec :nouvelles révélations d'Albert Baker et Bertrand Vilain aux Editions Coetquen

        Posté par Jacques, 08 février 2014 à 22:59 | | Répondre
        • Un grand merci pour votre participation constructive.

          Posté par borghesio, 08 février 2014 à 23:01 | | Répondre
  • on cherche la vie des simples bagnards apres les peines et leurs liberations ... leurs réintégration dans la vie et leurs petits enfants....

    Posté par arssein, 17 octobre 2014 à 18:55 | | Répondre
    • Cet aspect a déjà été évoqué en partie. Je vous rappelle que ce site est celui d'un particulier (et pas d'un organisme), qui avance au gré de son temps libre, de sa motivation du moment, de son budget (achat de documents, déplacements, etc.) et de ce fait il avance de façon parfois chaotique.
      J'ai prévu de travailler cet aspect de la question, mais sachez de suite que la descendance des transportés en Guyane est des plus limitée. Parce que la plupart des libérés sur place mouraient tôt et dans le mépris général, et après la fermeture, (nous évoquerons ce sujet en détail) l'Armée du salut a rapatrié les survivants qui pour la plupart se sont réinsérés en France (les pires criminels étant intégrés dans les Centrales)
      Je donnerai quelques rares exemples de réussites, sans citer les patronymes de familles qui, localement, tiennent en général par dessus tout à faire oublier leur origine.

      Posté par borghesio, 17 octobre 2014 à 19:43 | | Répondre
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